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Un Grand Chelem vous manque et toute une fédé est dépeuplée


Le monde du tennis est au point mort depuis la mi-mars. Sa reprise est pour l’instant programmée au 13 juillet 2020, date à laquelle le prestigieux tournoi de Wimbledon aurait dû connaître ses deux lauréats. Les organisateurs ont annoncé l’annulation de l'édition 2020, donnant rendez vous à ses fans l’an prochain. Roland Garros, initialement prévu du 18 mai au 7 juin (qualifications incluses) a décrété son report du 20 septembre au 4 octobre. Cette décision brutale comparable à un coup de force est perçue par beaucoup comme une manœuvre politique à un an des futures élections de président de la FFT. En effet, Bernard Giudicelli, fervent défenseur du Grand Chelem français, profiterait de cette occasion pour marquer une rupture avec ses prédécesseurs jugés trop passifs et se démarquer de ses futurs concurrents.

Cela pose aussi un problème calendaire, l’US Open devant s’achever le 13 septembre. Le japonais Taro Daniel, à l’occasion d’un appel téléphonique avec l'australien John Millman, a déclaré que cet enchaînement était impossible au meilleur des 5 sets. Prévue les 25-26 et 27 septembre, la Laver Cup qui réunit les stars du circuit mondial en échange d’une onéreuse rémunération, pourrait détourner les têtes d’affiches du Grand Chelem parisien.

Aux raisons politiques précédemment évoquées, s'ajoutent des contraintes économiques pour le tennis Français. Les retombés financières de Roland Garros représentent 85% du budget annuel de la FFT; un manque à gagner conséquent jugé difficilement compensable. Pour éviter ce scénario catastrophe, nos homologues londoniens ont misé sur la prévoyance. Depuis près de 20 ans, le All England Club paie une assurance pour prévenir les pertes liées à l’annulation de Wimbledon en cas de crise sanitaire ou de décès de la Reine. Une toute autre stratégie qui s'avère aujourd'hui payante…


Une potentielle annulation de Roland Garros aurait des répercussions directes sur le tennis amateur français du fait d'une baisse des subventions destinées aux ligues et aux clubs et d’une diminution du nombre de nouveaux licenciés. De plus, la crise sanitaire a pour conséquence une annulation des tournois nationaux, régionaux et départementaux synonyme de manque à gagner pour les clubs. En réponse à cela, le comité exécutif a approuvé un fond de soutien pour son écosystème. “Ce plan mobilise un montant global de 35 millions d’euros. Il s’adressera aux acteurs confrontés à de sérieuses difficultés économiques consécutives à la crise sanitaire, à savoir les clubs affiliés, les enseignants professionnels, les officiels internationaux et les organisateurs de tournois”, indique la FFT dans un communiqué.


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